1. Démarche de conception technologique (DCT)

Basée sur le document fourni. Centrée sur un problème défini et un prototype souvent physique.

  • Identifier le problème : comprendre le besoin et la fonction attendue.
  • Clarifier les contraintes : exigences techniques, économiques, temporelles, environnementales.
  • Cibler les critères de réussite : définir ce qui constitue un succès.
  • Outil clé : cahier des charges, discussion de groupe.
  • Explorer des idées : remue-méninges, recherche de solutions existantes.
  • Réaliser des croquis : illustrer et partager les idées potentielles.
  • Sélectionner une idée : utilisation de matrices de décision pour choisir la solution optimale.
  • Construire un prototype : fabrication d'un artéfact tangible et simplifié.
  • Outil clé : croquis à la main, matrice de décision, atelier de fabrication.
  • Tester le prototype : évaluer l'efficacité par rapport aux critères de réussite.
  • Analyser les résultats : identifier les lacunes et les succès.
  • Améliorer le prototype : modifier la conception pour corriger les problèmes (itération).
  • Outil clé : grilles de test, collecte de données.
  • Échanger avec les pairs : partage d'idées tout au long du processus.
  • Consigner ses traces : utiliser un journal de bord ou un portfolio.
  • Présenter les résultats : partage formel de la solution finale.
  • Outil clé : journal de bord, présentation orale.

2. Conception assistée par IAG

Pour un objet numérique (jeu, simulation, animation). Centrée sur la co-création et l'itération rapide.

  • Définir l'objectif : quel est le but de la simulation ? Quel est le scénario du jeu ?
  • Identifier l'audience : à qui s'adresse l'objet numérique ?
  • Poser les contraintes : style visuel, plateforme (web, mobile), ton, règles du jeu.
  • Outil clé : l'IAG (pour brainstormer des thèmes, des personas).
  • « Prompter » (lancer) : l'humain rédige des prompts pour générer des idées.
  • Générer des concepts : l'IAG propose des scénarios, des dialogues, des concepts visuels, des structures de code.
  • Créer des « brouillons » : génération d'un premier jet (script, code, image, maquette).
  • Curation : l'humain sélectionne, combine et filtre les meilleures propositions de l'IA.
  • Outil clé : interface de « prompt » (ex. : ChatGPT, Midjourney, Copilot).
  • Tester le « brouillon » : l'humain exécute le code, lit le scénario, évalue la simulation.
  • Identifier les problèmes : bogues, incohérences, style non respecté, manque d'intérêt.
  • Affiner par « prompts » : l'humain demande à l'IAG de corriger, d'améliorer, d'ajouter ou de modifier.
  • Cycle très rapide : la boucle « tester → re-prompter » est quasi instantanée.
  • Outil clé : l'IAG en mode conversationnel, environnement de test.
  • Assembler les pièces : l'humain rassemble les différents éléments (code, visuels, texte) en un produit cohérent.
  • Appliquer la touche humaine : ajustements fins de l'interface, correction finale, vérification de la cohérence globale.
  • Déployer : mettre l'objet numérique à disposition des utilisateurs.
  • Outil clé : éditeur de code, moteur de jeu, plateforme web.

Points clés de comparaison

Rôle de l'humain

DCT : concepteur et fabricant. L'humain exécute la majorité des tâches.

IAG : pilote, curateur et intégrateur. L'humain guide l'IA et assemble les résultats.

Nature du prototype

DCT : souvent physique, tangible, simplifié. Sa construction est une étape majeure.

IAG : numérique (code, texte, image). Le « brouillon » est généré en quelques secondes.

Vitesse d'itération

DCT : lente. L'optimisation (re-construire) demande du temps et des ressources.

IAG : extrêmement rapide. L'optimisation (re-prompter) est quasi instantanée.

Compétence clé

DCT : savoir-faire technique (dessin, fabrication) et analyse systématique.

IAG : art du « prompt » (savoir parler à l'IA) et pensée critique (curation).